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Les composantes psychologiques et sexuelles des troubles urinaires

Les composantes psychologiques et sexuelles des troubles urinaires

Partie 4 : les algies urétrales

Contrairement aux femmes, pour les hommes algiques, seules les rationalisations et l’explication « mécanique » de leurs troubles ont le droit de cité. Tout le reste est vécu comme superflu . Pour ces patients, il y a comme une distance entre leur corps, objet de la consultation et eux-mêmes sujets consultants. Ainsi, ils ne disent pas " je " mais " ça " (ça brûle, ça s ‘est cassé, ça ne fonctionne pas).

La douleur du corps est ici le signe d’une part de la parole et d’un clivage entre l’organe souffrant et le sujet.

 La tâche du médecin est alors de réveiller, de récréer cette approche manquante, au travers d’un abord corporel. Mais, dans ce projet thérapeutique, il est important de fournir une explication causaliste très claire, fonctionnelle, voire mécaniciste du trouble algique, afin que le patient accepte d ‘adhérer à cette démarche. C’est dans ce cadre que nous réintroduisons le corps dans la relation thérapeutique, afin de sécuriser le malade sur l’intérêt porté à son symptôme.

Nous utilisons là-aussi la relaxation avec en corollaire une rééducation périnéale afin de réduire cette distance entre le psychisme mis hors de cause par le patient lui-même, d’avec la partie du corps qu’il met à distance, comme cible investie de tous les maux. L’aspect technique et instrumental du biofeedback rassure ces malades en les laissant dans un contexte médical et en leur offrant comme dans leur demande une réponse sur un mode opératoire.
Les résultats sont le plus souvent laborieux et aléatoires mais des résultats spectaculaires dans la rémission des douleurs sont parfois enregistrés.

Le biofeedback vient ici comme une ouverture pour dépasser et aborder dans le cadre des séances et en parallèle les plaintes sexuelles souvent sous-jacentes, leurs déceptions, leurs amertumes, leur mal de vivre. Nous avons rencontré beaucoup de patients ayant des profils de personnalités de types hystérique ou hypocondriaque, dans ce genre de pathologie, mais c’est surtout la fréquence élevée de structures paranoïaques de la personnalité qui nous à marqué .

 Conclusion des composantes psychologiques et sexuelles des troubles urinaires : 

Nous avons tenté de montrer dans ce bref exposé que la thérapie des symptômes urologiques psychosomatiques chez l’homme comme chez la femme, si elle nécessite une attitude rigoureuse et attentive de l’urologue, ne peut nier la tonalité émotionnelle et affective de ce type de plainte et les contre-attitudes qu’elles introduisent chez le soignant.
Bien que la prise en charge psychothérapique ait idéalement sa place ici, en pratique ces patients refusent et fuient l’introspection psychologique si elle est proposée en préalable, sauf si l’équipe soignante accepte de « jouer le jeu » du symptôme, de se laisser porter par lui, de le laisse parler, au lieu de tenter de le réduire coûte que coûte, ce qui ne peut aboutir qu’à un échec.
Cette relation soignant-soigné ainsi définie, permet alors de constituer une assise par d’autres rencontres au niveau du corps, au niveau de la relaxation, ou par l’intermédiaire du biofeedback, rencontres où le désir et le malaise pourront de dire et où l’existence du sujet ne passera plus seulement par sa souffrance.

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Actualisation 2018

Réf : J.P. Valero Psychiatre (IIIe congrés national du groupe de recherche en rééducation d'uro-gynécologie et pathologie digestive 1990 terminale)

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